« Un soir, sur un chemin familier qui m’est cher, en mettant mes pas dans les pas de ceux qui m’ont précédé sur cette terre, j’ai senti frissonner l’arbre du silence. […] Il n’y avait plus de vent, rien ne bougeait, tout était apaisé, et pourtant j’ai entendu comme un murmure. J’ai eu l’impression - la conviction ? - qu’il provenait de l’arbre dont nous sommes issus : celui de nos familles, dont les branches sont innombrables et dont les feuilles frissonnent au plus profond de nous. Autant de feuilles, autant de voix vers lesquelles il faut se pencher pour bien les entendre, leur accorder l’attention nécessaire à la perception d’un silence qui, en réalité, n’en est pas un et ne demande qu’à être écouté. Je sais aujourd’hui que ce murmure a le pouvoir de donner un sens à notre existence, de prolonger la vie de ceux auxquels nous devons la nôtre, car ils nous habitent intimement. »

- Christian Signol, Ils rêvaient des dimanches

samedi 14 janvier 2017

#Généathème : paléographie mon amour

Je suis autodidacte en paléographie : jamais formée officiellement, j’ai appris sur le tas. Au début grâce au déchiffrage des actes d’état civil ou paroissiaux. Ce ne fut pas très compliqué : textes courts, formules toujours quasi identiques. Quelques nouveaux patronymes m’ont parfois fait trébucher. Puis j’ai étendu mes recherches généalogiques à d’autres sources :
  •  Recensements,
  • Listes électorales,
  • Registres de succession,
  • Cahiers de doléances,
  • Registres militaires…
Les premiers ne sont qu’une liste de noms. Parfois quelques métiers viennent s’ajouter, certains restants obscurs. Les derniers sont un peu détaillés et un peu mystérieux (ah les abréviations militaires !).
Et puis je suis tombée dans les registres notariaux :
  • Contrats de mariage,
  • Testaments,
  • Inventaire après décès,
  • Ventes,
  • Quittances,
  • Affermages,
  • etc…
C’est à cause de ma grande-cousine Bernadette qui m’a prêté les copies des actes qu’elle avait photographié. Au début j’ai bien galéré : les photos n’étaient pas toujours de bonne qualité (question de flous ou bien simplement de reliures trop serrées…). J’ai parfois essayé de redemander des photos des originaux aux archives départementales, mais entre temps, les registres n’étaient plus consultables. Alors j’ai fait avec. Mes premières armes ont commencé dans les tranchées !
La paléographie c’est comme une langue étrangère : tu perds très vite si tu ne pratiques pas. Au début, mes transcriptions étaient pleines de trous : en plus de l’écriture propre à chaque notaire (et à laquelle il faut se réhabituer à chaque fois), il y avait de nouvelles formules que je ne connaissais pas. J’ai aussi compris l’importance des règles d’orthographe : les césures entre les mots, l’écriture phonétique, les lettres qui existaient autrefois dans les mots (disparues au fil du temps…). Et puis il y a les mots régionaux, que tu ne connais pas parce que tu n’habites pas la région en question ou même parce qu’ils ne sont plus utilisés aujourd’hui. Cela m’a d’ailleurs inspiré un article sur le blog, qui a beaucoup de succès : le Bescherelle de la généalogie.
Puis, petit à petit, d’un acte à l’autre, d’un notaire à l’autre, le brouillard a commencé à se dissiper. Je ne dis pas que je suis devenue une pro, mais globalement je comprends assez bien le sens de ce que je lis. Et il faut bien l’avouer : c’est nettement plus enrichissant d’explorer ces sources que les simples actes d’état civil. Cela donne du corps, de la chaire à la vie de nos ancêtres. Pauvres ou riches, citadins ou campagnards, on découvre leurs cadres de vie, leurs us et coutumes. Leur existence quoi. Maintenant que j’ai acquis une certaine expérience, je me dis que je devrais reprendre un à un les premiers actes difficilement déchiffrés parce que je serai sans doute capable de les transcrire beaucoup mieux aujourd’hui. Mais je n’ai jamais eu le courage (sans compter qu’au fur et à mesure des mises en ligne, le tas de documents en attente de transcription s’est largement étoffé).
Ce généathème est l’occasion de me replonger dans ces premiers documents.

Brève explication de transcription personnelle :
  • j’ai laissé l’orthographe d'origine
  • quand je ne suis pas sûre d’un mot je le fais suivre d’un [ ?]
  • quand je n’arrive pas à déchiffrer un mot (ou une suite de mots) je mets un [… ?]
J’ai choisi ici un document au hasard : nous sommes dans l’Ain en 1710. Il s’agit d’un contrat de mariage. Petite originalité : il a été rédigé six mois après le mariage ! Pour les courageux qui ont envie de voyager avec moi, je remets la photo du document, la transcription originale (2013) et les corrections apportées aujourd’hui :
  •  un mot rayé suivi d’un autre en gras est signe d’une seconde lecture corrigée aujourd’hui,
  • un [ ?] ou un [… ?] rayés : de même.
A noter :
  • les « griffonnages » (sic) dans la marge n’ont pas été transcrits !
  • avant ce contrat de mariage, les protagonistes étaient connus comme François Jannay et Andréanne (ou Andrianne, Andréaz, Andriaz) Buffard. Dans l’Ain les surnoms sont courants, d’où celui donné au père d’Andréanne « Bon garçon ».
  • j’ai parfois ajouté un espace pour une meilleure compréhension du texte, symbolisé par un tiret bas _.
  • à la relecture, je me suis aperçue que j’avais sauté une ligne (deux fois) et donc oublié une portion de phrase : texte retranscrit en gras.
CM Jannay François, 1710 © AD01



1          Mariage entre françois fils d’aymé
Jehannay de la laverhne d’une part et
Andreaz fillie de feu_jean buffard dit bon
garçon des gallanchon d’autre

5          Comme ainsy soit que mariage aye esté cy devant Traitté
en face de nottre mere Saincte Eglise et du depuis [ ?] consommé
entre françois fils d’aymé Jehannay demeurant la grange de la
[Laverhne en interligne] paroisse de_lalleyriaz d’une part et andreaz fillie de feu jean
Buffard dit bon garçon, et de bernardine Jacquiod cary du lieu
10        des gallanchon paroisse d’ardon d’autre, Les conventions
duquel les parties nont encor faict redigées par escrit pour
ne s’estre [… ?] Trouvés en commoditté de ce faire, dans laquelle
estants [… ?] a_presant elles ont desires exiger faire rediger leurs dittes
convention par[… ?]  escrit aux fins qu’il en soit mémoire,
15        Pour ce est il qui le que ce jourd’huy neufiesme juin mil sept cent
et dix apres midy, par devant le nore [notaire] royal soubsigné, et
presents les_temoins bas nommés fut presente lad[ite] bernardine
Jacquinod cary [deux mots rayés] veuve dudit jean buffard, la mere
delad[ite] andreaz buffard Laquelle ayant le present_mariage
20        pour agreable et se rejoüyssance d’icelluy, a_donné et
constitué comme par ces presentes [… ?] elle donne constitue * a lad[ite]
andreaz buffard sa fillie, et pour elle audit jehannay son
mary icy presant et occupant icelle buffard procedant
de_l’authorité dud[it] françois jehannay sond[it] mary qui precede procède
25        aussy de celle dudit aymé jahannay son père de mesme icy přt [present]
a_scavoir La_somme de quatre vingt Livres, un couvert pour couverture
moitie laine, et moitie fillet [ ?], et un coffre bois noyer_fermant
a_clef, payables laditte constitution par les héritiers de laditte jacquinod
une année apres son décès avec interests passé le terme icy
30        par aupres [ ?] lequels [ ?] au dossier [ ?] vingt du consement [ ?] des parties
[mot rayé] [… ?] tenan [ ?] lad[ite] constitution pour tous droit maternels
quel [… ?] que_lad[ite] andreaz buffard pourroit avoir esperer, et_pretendre
aux biens de sad[ite] mere en quoy quils constituent en [ ?] et puissant [ ?] puissent
connaitre constitue mesme endroit de largument [ ?] l’augment de ladite Jacquinod cary
35        a tous [… ?]  lesquels droits icelle andreaz buffard de l’authorité dud[it]
françois Jehannay son mary qui procede toujours de celle dud[it]
aymé Jehannay son père elle a renoncé, et renoncera purement
et simplement en faveur de sad[ite] mere se [… ?] recognue puissant [ ?] tant [ ?] bien
[… ?] portionne en et plus que legitime saufs a loyalle [… ?] eschautte [ ?]
40        quand du de droit elles luy arrivera, sest [… ?] establye
laditte andreaz buffard, laquelle sest constitue en faisant faveur
des [… ?] du cy presant mariage elle, et tout, et uns chascuns ses biens
qui consistent en la somme de cent livres, une vache, une
chevre, une brebis, un habit de bon drapt, vingt aulnes de toille
45        de menage, et trois aulnes de [… ?] mentil le tout a elle legue
par feu jean buffard son ayeul, et la et Honnette Thomasset son
ayeule par un testament mutuel reçu ledit jedit nore [notaire]  le
quatorzieme quatriesme may mil sept cent quattre [… ?] biens, en et hoiries
desquels au moyen dudit legat et dudit argument [ ?] augment d’icelluy aux
50        termes portés par led[it] testament quelle andreaz buffard de
lauthorite quelle procede a renonce, et renonce, par le presant
aussy bien quai droit de largument laugment de lad[ite] thomasset en faveur
de claude, et françois buffard dit bon garçon ses freres sauf
toujours sa loyalle estiennette eschautte [ ?], laquelle constitué, en et legat
55        cy dessus lesd[it] jehannay père et fils promoteur promettent assignes [… ?]
le suffisants biens chose [ ?] quil auront le tout reçu au proffit
de laditte andreaz buffard, car de laugment suivant la
coustume de ce pays, en la qualité des parties mesme [… ?] lesd[its] chacuns
père de nourrie [ ?] nourrir, celeste [ ?] et tous et entretenir dans sa communion [ ?] led[it] françois
60        jehannay son fils dans sa ferme et sa famille [ ?] en y
[… ?] travaillant de tous leur possible le tout ny [… ?] sy sont este ainsy
faict [… ?] connu et accordé entre lesd[ites] parties lesquelles ont 
promis d’avoir a gre, et respectivement observe tout le
contenu au present contrat sans jamais y contravenir [ ?] contrevenir
65        directement ny indirectement, a_peyne [ ?] de tous depens,
dommages et interests, [… ?] soub obligation de tous leurs biens dottant dottaux et
paraphe [ ?] un a un de lad[ite] Jacquinod cary, constitutions, soubmissions,
renonciations, et clause requises, faict et passé a chatillon
jour des foires dessus les galleries de la maison [… ?] a
[... ?]  present louis moyen dit bechar de monsieur demeurant [… ?],
70        [... ?]  de chatillon, et claude fils de louis moyen
dit bechar de cheysery [… ?] a [… ?]
temoins requis qui n’ont ny les parties signés pour ne
scavoir de ce enquis * en dot et mariage
75        Perrin notaire royal


Bon, il reste quelques trous, mais j'ai progressé tout de même. Maintenant il me reste 31 autres documents trouvés aux archives de l'Ain (mes premiers) à reprendre... Si j'en ai le courage !


dimanche 8 janvier 2017

Allons au cimetière

On le sait, la période qui précède la Révolution française est une période de calamités agricoles : mauvaises récoltes, faim, froid, disettes… puis Révolution. Bien peu ont échappé à ces fléaux (en général, ils seront bientôt rattrapés et auront des ennuis jusqu’au cou…).
A Conques (12), si je n’ai pas de détails particuliers sur cette période, je vois bien que les registres paroissiaux débordent d’actes de sépultures.

Est-ce que la configuration du village a beaucoup changé par rapport à aujourd’hui ? Je l’ignore. Cependant aujourd’hui le cimetière est coincé entre l’abbaye et… le vide. Conques est en effet un village niché à mi-pente d’une grande colline (petite montagne ?) au cœur d’une vallée encaissée [*]. Il n’est pas très grand. Entouré d’un petit muret ; paisible lieu de repos et d’éternité.

Vue aérienne de Conques © B.Rousset via survoldefrance.fr

Lieu que la famille Mas a fréquenté de (trop) nombreuses fois. Antoine Mas (mon sosa n°132) a épousé Françoise Pradel - ou Pradellis/Pradelly - (sosa n°271) en 1775. Il est couvreur (il est même dit « Maître couvreur » en 1789 ; ce qui me fait penser qu’il ne devait pas être le plus pauvre parmi les plus pauvres), demeurant à Conques, rue des Rocs [**]. Ensemble ils ont eu 9 enfants… Et ils en ont enterré 8 ! Presque aussi régulièrement que Françoise mettait des enfants au monde (soit à peu près tous les deux ans), Antoine allait ensuite les enterrer au cimetière !
Le plus jeune a vécu 13 jours, le plus vieux 87 ans (mais il est resté célibataire). Seul mon ancêtre directe, Jean Antoine a survécu à cette hécatombe et a eu une descendance.

Antoine a donc accompagné ses enfants au cimetière en :
  • 1781 : décès de Françoise (âge inconnu)
  • 1783 : décès d’Antoine âgé de 2 semaines
  • 1785 : décès de Catherine âgée de 11 mois
  • 1789 : décès d’Antoine âgé de 13 jours
  • 1792 : décès d’Anne âgée de 13 ans
  • 1794 : décès de Marie âgée de 4 semaines
  • 1818 : décès de Marie Jeanne âgée de 31 ans
  • 1883 : décès d’Antoine âgé de 87 ans

Deux parviendront  tout de même à l’âge adulte mais, restés célibataires, ils ne donneront pas de descendance. A vrai dire, Antoine père ne connaîtra pas le décès de son (troisième) fils Antoine, car il meurt avant lui et avant son épouse, décédés respectivement en 1883 et 1833.

Le paradoxe de l’histoire est que j’ignore quand exactement Antoine père est décédé : je perds sa trace entre le décès de Marie Jeanne en 1818, où il est présent, et celui de son épouse en 1833, où il est dit décédé. Le voir si souvent au cimetière pour les autres et ne pas le trouver lui…

Si autrefois la mortalité infantile était courante, et si aujourd’hui elle est effrayante, comment ces parents ont-ils vécu le décès de la quasi-totalité de leurs enfants ? C’est une chose que nous ne pouvons imaginer à leur place, à leur époque. Mais la tristesse a bien dû habiter dans une maison de la rue des Rocs à Conques…


[*] Ce qui explique l’origine de son nom : la conque.
[**] Du moins je le suppose : l’adresse donnée est en partie sous une tâche d’encre !

samedi 31 décembre 2016

#Centenaire1418 pas à pas : décembre 1916

Suite du parcours de Jean François Borrat-Michaud : tous les tweets du mois de décembre 1916 sont réunis ici.

Ne disposant, comme unique source directe, que de sa fiche matricule militaire, j'ai dû trouver d'autres sources pour raconter sa vie. Ne pouvant citer ces sources sur Twitter, elles sont ici précisées. Les photos sont là pour illustrer le propos; elles ne concernent pas forcément directement Jean François.

Les éléments détaillant son activité au front sont tirés des Journaux des Marches et Opérations qui détaillent le quotidien des troupes, trouvés sur le site Mémoire des hommes.

Toutes les personnes nommées dans les tweets ont réellement existé.
___ 

1er décembre
Le sous-secteur s’appellera désormais : 607-Lesseux.
Les Allemands travaillent au blockhaus 607 : beaucoup de terre remuée.
2 obus et 3 bombes sont tombés, mais aucun dégât.
Écoute du génie : travail actif en souterrain.

2 décembre
Écoute du génie : travail actif dans la demi-lune de droite.

3 décembre
Écoute du génie : travail actif dans la demi-lune de droite.
Roulement de voitures en fin d’après-midi vers Provenchères.
Carte St Dié-Provenchères

4 décembre
Une note de la division précise de se conformer à l’Instruction sur les travaux de campagne pour dénommer le fractionnement des secteurs.
On nous donne donc les 19 nouvelles dénominations des points d’appuis de notre sous-secteur.

5 décembre
Plusieurs accidents entraînent des blessures de chasseurs.

6 décembre
Bruit de travaux sur le château de Lusse et le village entre 7 et 8h.
Bombardements.

7 décembre
Écoute du génie : travail actif dans la demi-lune de droite.

8 décembre
Bruits de travaux à la Sapinette.
Tirs de mitraillette à 8h. Bombardement l’après-midi.
Écoute du génie : comme hier.

9 décembre
L’ennemi semble avoir placé du fil de fer autour du château de Lusse.
Château de Lusse © Delcampe
La 9e rencontre une patrouille boche : échange de coups de feu.

10 décembre
Ordre de relève : le 11e doit nous relever dans la nuit du 12. Nous resterons en réserve vers Laveline.
En attendant nous partons en reconnaissance avec la 8e.
Des torpilles obstruent les tranchées vers 607.

11 décembre
Des éclats d’obus blessent des chasseurs de la 6e.

12 décembre
Circulation très active dans la nuit du 11 au 12.
Ecoute du génie : encore un travail très actif entendu.

13 décembre
Notre Cie part vers 3h pour relever la 2e Cie du 11e à Combrimont.
Les 1ers éléments du 11e arrivent vers 4h pour nous remplacer
La relève s’effectue sans incident.

14 décembre
Arrivée de nouveaux chasseurs affectés à la 10ème Compagnie.

15 décembre
Aucune note pour ce jour.

16 décembre
Revue de Bataillon par le Lieutenant colonel. Remise de croix de guerre.

17 décembre
Aucune note pour ce jour.

18 décembre
2 avions boches ont survolé nos lignes à 10h45 et 11h30.
A 14h ce sont 2 avions français.

19 décembre
Le Capitaine Janin part en reconnaissance. Un peloton de la 9e se rend au camp Gaud en réserve.

20 décembre
Le sous-lieutenant Chandon, venant des aspirants du 14e régiment de Dragons, est affecté à la Compagnie des Chasseurs.

21 décembre
Aucune note pour ce jour.

22 décembre
Le lieutenant Tavernier est affecté au 51e Bataillon de Chasseurs.

23 décembre
La 7e nous relève à Combrimont entre 4 et 6h.
Rien à signaler.

24 décembre
Un avion boche survole, à grande hauteur, la vallée. Tir de notre artillerie antiaérienne.

25 décembre
Je ne sais pas comment font les copains : c’est peut-être le miracle de Noël. En tout cas il y aura de l’oie pour le dîner !
Soldats tuant une oie à Noël, 1914 © Gallica

26 décembre
C’était le 3ème Noël loin des miens… Combien en faudra-t-il encore ?

27 décembre
Les commandants des Cies et  les chefs de section vont faire la reconnaissance de leur point d’appui au CR 607-Lesseux.

28 décembre
Avec la 6 et la 9e, nous relevons 3 Cies à 7h. Pas d’incident. Notre Cie remplace la 3e au PA Lacombe.

29 décembre
La 4e relève la 7e. Tirs de mitrailleuse. Ecoute du génie : travail ennemi dans la région A2 et 5.

30 décembre
2 patrouilles ennemies s’approchent de nos positions au collet Lesseux. La 1ère est mise en fuite par la 9e Cie, la 2ème dispersée à coups de grenades.

31 décembre
Vers 22h une patrouille ennemie s’approche de nos défenses mais disparaît devant nos coups de feu. Ecoute du génie : coups de mines fréquents.