« Un soir, sur un chemin familier qui m’est cher, en mettant mes pas dans les pas de ceux qui m’ont précédé sur cette terre, j’ai senti frissonner l’arbre du silence. […] Il n’y avait plus de vent, rien ne bougeait, tout était apaisé, et pourtant j’ai entendu comme un murmure. J’ai eu l’impression - la conviction ? - qu’il provenait de l’arbre dont nous sommes issus : celui de nos familles, dont les branches sont innombrables et dont les feuilles frissonnent au plus profond de nous. Autant de feuilles, autant de voix vers lesquelles il faut se pencher pour bien les entendre, leu accorder l’attention nécessaire à la perception d’un silence qui, en réalité, n’en est pas un et ne demande qu’à être écouté. Je sais aujourd’hui que ce murmure a le pouvoir de donner un sens à notre existence, de prolonger la vie de ceux auxquels nous devons la nôtre, car ils nous habitent intimement. »

- Christian Signol, Ils rêvaient des dimanches

  • #Généathème
  • #RDVAncestral

#ChallengeAZ 2018

C'est l'heure du ChallengeAZ. Ce défi dure tout un mois : tous les jours (hors dimanche) un article est publié avec l'alphabet en fil rouge. Ainsi, le 1er jour du mois le premier article a pour sujet un mot commençant par la lettre A, puis le 2 un mot commençant par la lettre B, et ainsi de suite... En cette année 2018 il se déroule en novembre.


Novembre 2018 évoque immanquablement novembre 1918. C’est donc l’occasion d’évoquer le centenaire de la Grande Guerre.

4 ans de guerre. Un soldat parmi d’autres. Si ce n’est qu’il a la particularité d’être mon arrière-grand-père. Les fidèles de ce blog savent sans doute que depuis juillet 2014, j’ai reconstitué son parcours pas à pas :
- d’abord via un compte Twitter ouvert à son nom (@jfbm1418), avec un/des message(s) tous les jours.
- puis sur ce blog, où chaque fin de mois je faisais une publication réunissant tous les tweets publiés, notamment pour ceux de mes lecteurs/lectrices qui ne sont pas abonné(e)s à ce réseau social.

Parce qu’au bout de 4 ans je ne me suis toujours pas habituée à l’horreur et l’absurdité de ce que ces hommes ont vécu, le ChallengeAZ me semblait naturel pour clore ce travail entrepris en 2014. Cette démarche, je l’ai commencée sur un coup de tête et, je dois bien l’avouer, dans l’inconscience et l’ignorance de ce que j’allais découvrir et vivre, par reconstitution interposée. Et par un étrange jeu de miroir (toute proportion gardée bien sûr), un peu comme ces hommes, finalement qui eux aussi se sont embarqués dans une aventure dont ils ne soupçonnaient pas l’ampleur et les conséquences sur leurs vies.

Comme un ultime hommage, je dédie donc ce ChallengeAZ à Jean-François Borrat-Michaud et à tous ces soldats qui ont combattu pour leur pays.
Un hommage pour leur courage, pendant et après le conflit (parce qu’ils bien dû vivre avec leurs souvenirs, ce qui n’a pas dû être facile tous les jours).
Un hommage pour les blessés, les amputés, les gueules cassées, les traumatisés.
Un hommage pour les fusillés pour l’exemple ; bien souvent de pauvres gars qui n’en pouvaient plus de ces combats absurdes.
Un hommage pour les très (trop) nombreux Morts pour la France.
Un hommage enfin, enfin, pour leurs proches à tous, à eux à qui l’on a juré que ce serait la Der des Der…

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Retrouvez tous les articles du ChallengeAZ 2018 d'un seul coup !

Ou si vous préférez, butinez selon vos envies :

A comme Alpins
B comme Bataillon
C comme Costume alpin
D comme Déplacements
E comme Éléments de description
F comme Formation militaire
G comme Grades
H comme Honneur
I comme Italie
J comme JMO
K comme Kiosque (Le)
L comme Le Linge
M comme Médaille et citations
N comme Numéros
O comme Ordres
P comme Photo
Q comme Querelle
R comme Registre matricule
S comme Samoëns
T comme Tocsin
U comme Ultimes obligations
V comme Vosges
W comme Wesserling
X comme X camarades tués
Y comme Ypérite
Z comme Zombie


Sources principales :
Mémoire des Hommes
AD Haute-Savoie

Mais aussi :
http://combattant.14-18.pagesperso-orange.fr/


... et 4 ans de livres, de documentaires, d'expositions lus, vus, parcourus... pour préparer le "pas à pas" de Jean-François pendant toute cette guerre.



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