« Un soir, sur un chemin familier qui m’est cher, en mettant mes pas dans les pas de ceux qui m’ont précédé sur cette terre, j’ai senti frissonner l’arbre du silence. […] Il n’y avait plus de vent, rien ne bougeait, tout était apaisé, et pourtant j’ai entendu comme un murmure. J’ai eu l’impression - la conviction ? - qu’il provenait de l’arbre dont nous sommes issus : celui de nos familles, dont les branches sont innombrables et dont les feuilles frissonnent au plus profond de nous. Autant de feuilles, autant de voix vers lesquelles il faut se pencher pour bien les entendre, leur accorder l’attention nécessaire à la perception d’un silence qui, en réalité, n’en est pas un et ne demande qu’à être écouté. Je sais aujourd’hui que ce murmure a le pouvoir de donner un sens à notre existence, de prolonger la vie de ceux auxquels nous devons la nôtre, car ils nous habitent intimement. »

- Christian Signol, Ils rêvaient des dimanches

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vendredi 24 juin 2022

#52Ancestors - 25 - Julienne Jegar

 

- Challenge #52Ancestors : un article par semaine et par ancêtre -

Semaine 25 : Branche cassée

 

Si j’imprime un arbre circulaire de dix générations, mon côté paternel est entièrement rempli (merci les archives en ligne de  l’Aveyron et du Maine et Loire particulièrement bien fournies et faciles à utiliser !). Du côté de ma mère, ça se gâte un peu : une fille-mère en génération 6 fait une large entaille dans l’éventail. Tout à fait à droite, ce sont les branches Vendée/Deux-Sèvres : les destructions révolutionnaires y ont laissé une douzaine de cicatrices, en particulier à partir des générations 9 et 10. Dans les Côtes d’Armor, je ne compte qu’une seule branche rompue.


Arbre Astié 10 générations


En 1751 Allain Cadoux épouse Julienne Jegar à Loudéac. La famille d’Allain m’est bien connue : fratrie, parents, grands-parents. Mais du côté de Julienne, c’est le silence complet. Lors de son mariage, qui n’est pas filiatif, il n’y a pas de témoin appartenant à sa famille.

Lors de la naissance de leurs 5 enfants, il n’y a qu’un seul membre de la famille qui est nommé parmi les parrains et marraines, et c’est un frère d’Allain Cadoux. Trois de ces enfants sont décédés en bas âge et à nouveau le seul témoin affilié au couple appartient à la parentèle du père.

 

Les deux époux sont dits de la paroisse de Loudéac.

L’acte de décès de Julienne donne une naissance vers de 1723. Si on tente notre chance à l’aveugle, il existe deux Julienne nées à Loudéac qui pourraient correspondre :

  • Une née en 1730, mais en la suivant on s’aperçoit qu’elle épouse un Gilles Collet en 1758.
  • Une née en 1713 ; mais notre Julienne a des enfants jusqu’en 1763, ce qui la ferait âgée de 50 ans lors de sa dernière grossesse.

 

Ou bien était-elle originaire d’ailleurs mais arrivée récemment dans la paroisse ?

En élargissant le cercle des recherches* on trouve une autre Julienne née en 1729 à Trévé, dont la marraine est une Lativier. Or Lativier est un des patronymes qui apparaissent parmi les parrains des enfants Cadoux/Jegar. C’est une bonne piste… hélas elle en épouse un autre !

 

A tout hasard, j’ai exploré la famille de la Julienne née en 1713 (parents, fratrie de 6 autres frères/sœurs), mais à nouveau aucun lien ne se détache. Pas d’avantage du côté de la famille du marié, Alain Cadoux. J'ai testé aussi les variantes du nom : Jegar/Jegart/Jegard/Gegar/Gegart/Gegard, mais rien de nouveau.

 

Sur Geneanet, très peu de personnes ont travaillé les mêmes familles : 2 pour notre couple et 3 pour la famille du marié (moi comprise).

 

Bref, je n’ai pas d’information sur les ascendants de Julienne Jegar, décédée « d’une maladie de langueur », fin de branche de mon arbre (enfin, une branche).

© Pixabay


 

* Merci encore à l’excellent site Genearmor qui facilite les recherches.