« Un soir, sur un chemin familier qui m’est cher, en mettant mes pas dans les pas de ceux qui m’ont précédé sur cette terre, j’ai senti frissonner l’arbre du silence. […] Il n’y avait plus de vent, rien ne bougeait, tout était apaisé, et pourtant j’ai entendu comme un murmure. J’ai eu l’impression - la conviction ? - qu’il provenait de l’arbre dont nous sommes issus : celui de nos familles, dont les branches sont innombrables et dont les feuilles frissonnent au plus profond de nous. Autant de feuilles, autant de voix vers lesquelles il faut se pencher pour bien les entendre, leu accorder l’attention nécessaire à la perception d’un silence qui, en réalité, n’en est pas un et ne demande qu’à être écouté. Je sais aujourd’hui que ce murmure a le pouvoir de donner un sens à notre existence, de prolonger la vie de ceux auxquels nous devons la nôtre, car ils nous habitent intimement. »

- Christian Signol, Ils rêvaient des dimanches

  • #Généathème
  • #RDVAncestral

mardi 24 juin 2014

#ChallengeAZ : U comme Usson

Usson, Rey Grobellet ou Beresteste : je compte 1 146 patronymes différents dans ma généalogie.


Fréquence des patronymes, ancêtres directs
(les 25 patronymes les plus fréquents)

Parmi les 25 patronymes les plus fréquents on trouve trois des quatre branches principales : Astié, Assumel Lurdin et Borrat-Michaud. Les Gabard ne comptent que 11 porteurs; ce qui n'est pas très étonnant puisque la Révolution nous empêche de remonter cette branche très loin dans le temps.
On trouve également des patronymes présents à la fois du côté paternel et maternel, comme les Robin.
529 patronymes ne sont portés que par une seule personne, parmi nos ancêtres.

Si on englobe la totalité de ma généalogie, les résultats diffèrent un peu.

 Fréquence des patronymes, tous les ancêtres
(les 25 patronymes les plus fréquents)

Environ un tiers des patronymes restent mystérieux (leur étymologie n'a pas été trouvée).
Pendant longtemps l’orthographe des patronymes n’était pas fixe : on voit donc parfois des évolutions apparaître au cours des registres :
  • On a parlé du R de Astié (cf. article du challenge A comme Astié).
  • Le changement est parfois phonétique : Halary > Alary. 
  • D’autres fois il évolue véritablement : Angeard > Anjard > Enjard > Jard > Jar > Legeard > Lejard. Ces évolutions compliquent le travail de recherche, notamment lorsque l'individu déménage.
Le cas de l’Ain est ainsi particulièrement difficile. Les patronymes varient beaucoup selon les générations : 
  • Les noms s’ajoutent au fur et à mesure des générations : Assumel devient ensuite Assumel Lurdin, Alhumbert devient Alhumbert Blanc...
  • Au contraire, au cours des générations on perd parfois le second nom : Mathieu Verney devient Mathieu, Berrod Rochais devient Berrod...
  • Les « dit » (les surnoms) sont nombreux. Ainsi on voit un "Assumel dit Lurdin" (qui deviendra ensuite Assumel Lurdin), "Jean Buffard dit Bon garçon" (1689) ou son père "Jean Bon garçon dit Buffard" (1707), "Jean Vualliat dit Cougniat" (1698), "Peytier Jean dit la pierre" (1706)... Alombert Etienne est qualifié, dans son acte de décès, en 1780, de « petit homme des granges du poisat hameau de ladite paroisse [Lalleyriat] ». 
Du fait de cette grande variation des patronymes, les individus identifiés ne le sont pas tous de façon certaine.
Dans ma généalogie, on retrouve les caractéristiques traditionnelles des noms :
  • ceux qui désignent une particularité physique : Lebeau, Petit, Gros
  • ceux qui désignent un lieu : Desboys, Fontaine, Deslandes, Deschamps
  • ceux qui désignent un métier : Verdier, Vigneron, Le Maçon, Cordier
  • ceux qui rappellent le règne animal : Loiseau, Lecocq, Pigeon
  • ceux qui rappellent les liens avec la sphère seigneuriale : Lecuyer, Châtelain, Chasteaux, Roy, Chevallier
  • Ceux qui sont des prénoms : Gérard, Antoine, Robert

Bon, bien sûr, on choisi pas son (ses) nom(s) de famille. Et le nom ne présage en rien de la personne elle-même... Mais je dois avouer que c'est avec un peu de soulagement que j'ai constaté qu’il n’y a pas de patronyme ridicule ou insultant dans ma généalogie : je suis ainsi tombée dans les registres, au cours de mes recherches, sur des Clochard ou, mieux encore (si l'on peut dire), des Connard; heureusement sans lien de parenté. Ni de mariage hasardeux : je me souviens de cette histoire racontée par mes parents : deux de leurs connaissances se sont mariés, Mlle Cochon a épousé M. Sallé, et ils ont emménagé rue des Longs Boyaux ! Véridique !


1 commentaire:

  1. Tu as des Halary??? Moi aussi ils sont de la Creuse, de St Goussaud plus précisément!

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